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SUMMARY:Un appel de nuit - Théâtre
DESCRIPTION:La nuit\, dans un quartier de banlieue\, un téléphone sonne. Doulaye\, la cinquantaine\, va répondre. C’est sa sœur Alima… Elle habite un autre appartement\, quelque part non loin de là ; et pourtant ils ne sont pas vus depuis longtemps. Tendre complicité entre deux êtres à la fois si proches et si distants\, marqués au plus profond d’eux-mêmes par une jeunesse douloureuse partagée entre des parents à l’étroit dans leur statut d’immigrés et une volonté viscérale de vivre pleinement au rythme de ce pays qui les a accueillis et qui est devenu le leur…\n\n\n\nCe spectacle est inscrit au programme de l’EM FEST (Festival Essonne Mali) et pourra être vu : \nSamedi 2 février 2019\, 20h30 – Espace Marcel Carné à Saint-Michel-sur-Orge \nDimanche 3 février 2019\, 17h – Théâtre de l’Arlequin à Morsang-sur-Orge \nLundi 4 février 2019\, 14h – Théâtre de l’Arlequin\, représentation scolaire (lycée professionnel André-Marie Ampère. \nMardi 5 février 2019\, 20h30 (scolaire 14h30) – (Théâtre de Bligny – Centre hospitalier de Bligny\, Briis-sous-Forge)\, une initiative du comité de jumelage du Pays de Limours avec la ville malienne de Nioro du Sahel. \n\n\n\nReprésentation du dimanche 3 février 17h à l’Arlequin – Réservations recommandées\nNotre théâtre ne compte que 84 places\, il est donc prudent de réserver. Les billets sont achetés sur place au tarif de 2€\, 5€ ou 10 € au choix du spectateur\, 1€ pour les moins de 12 ans. Le placement est libre. Les places réservées doivent être retirées 10 mn avant le spectacle. Ensuite\, elles peuvent être remises à la disposition du public. \nJe réserve\n\n\n\nUn appel de nuit est une pièce de l’auteur malien Moussa Konaté\, créée à Bamako les 9 et 10 septembre 2016 par la Cie malienne BlonBa en co-production avec la compagnie suisse L’Askéné\, direction Simone Audemars et le théâtre de l’Arlequin (Morsang-sur-Orge\, 91\, France)\n« Après une conversation pleine de pudeur et de retenue\, Moussa me dit : avoir le cul entre deux chaises n’est pas facile ! Et le demi-sourire est devenu un grand sourire. Une pudeur lumineuse. Je lui ai dit : un jour\, il faudra que je monte cette pièce ! » Patrick Le Mauff\, metteur en scène\n\n \n  \nCREER UN APPEL DE NUIT : UNE HISTOIRE AU LONG COURS\nPatrick Le Mauff\, comédien\, metteur en scène\, ancien directeur du festival des Francophonies en Limousin (Limoges) croise l’aventure de BlonBa depuis près de 15 ans. Il a mis en scène trois spectacles de la compagnie malienne : Bougouniéré invite à dîner\, Sud-Nord le kotèba des quartiers\, Vérité de soldat. Aujourd’hui\, il revient vers elle à travers un texte avec lequel il a une longue histoire commune\, presqu’une dette. Il raconte ici la genèse et les perspectives de ce projet… \nLA PROMESSE\nEn septembre de l’année 2000\, alors que l’on venait de me confier la charge de conduire le festival international des francophonies en Limousin\, j’ai fait une lecture publique de la pièce de Moussa Konaté : Un appel de nuit. \nL’équipe technique du festival avait aménagé un lieu nommé l’Orangerie et pour qu’il évoque un espace de calme et de concentration\, au lieu des chaises habituelles destinées aux spectateurs\, de vastes et soyeux tapis les attendaient\, avec bien sûr\, quelques fauteuils en appoint pour les personnes qui se seraient trouvées en inconfort dans une position à même le sol. \nJe revois encore Moussa parmi le public. Tranquillement assis en tailleur\, un demi sourire dessiné sur son visage. \nA la fin de la lecture et une fois que la majorité du public fut partie\, j’ai échangé longuement avec lui\, sur cette histoire qui est aussi la sienne\, puisqu’il a vécu en France les dernières années de sa vie. Après une conversation pleine de pudeur et de retenue\, il me dit : avoir le cul entre deux chaises n’est pas facile ! Et le demi-sourire est devenu un grand sourire. Une pudeur lumineuse. \nJe lui ai dit : un jour\, il faudra que je monte cette pièce ! \nNous en sommes restés là et par la suite nous nous sommes côtoyés pendants six années à Limoges. J’ai même eu la chance\, lors d’un voyage au Mali\, de visiter sa maisonnée en sa compagnie\, la petite gare dont son père était le chef et le quartier de Banconi à Bamako\, où il situait les enquêtes du commissaire Habib dans ses romans policiers. \nLorsque Moussa est décédé\, il y a un peu plus d’un an\, la première pensée qui m’est venue fut : je n’ai pas tenu ma promesse. \nAujourd’hui\, seize années après\, et même si Moussa n’est plus là\, je veux lui rendre hommage en tenant ma promesse. Oui\, pour lui\, ses enfants\, la petite gare de Kita dont il trouvait triste qu’elle ne fût plus fleurie comme au temps de son défunt père\, pour la douceur de la conversation entre un frère et une sœur qui refont en une nuit le chemin inverse de leur vie en scrutant chaque événement pour comprendre pourquoi ou comment ils en étaient arrivés là. Et pour tous ceux\, qui\, comme Moussa ont le cul entre deux chaises. \nLa distribution \nLa pièce est composée sur la structure d’un long coup de téléphone entre Doulaye et sa sœur Alima\, et celui-ci vient à être coupé par des flash-back où nous les retrouvons en compagnie de leurs parents. La pièce les montre dans leur pleine adolescence. J’ai choisi de faire jouer aux mêmes acteurs leur jeunesse et leur âge mur. Hamadoun Kassogué et Maïmouna Doumbia incarneront le frère et la sœur. Maïmouna Samaké et Ndji Traoré donneront vie à leurs parents. – Patrick Le Mauff \nBLONBA\, L’ECRITURE\, LE MALI\, L’EMIGRATION\nUNE NOUVELLE ETAPE DANS LE PROJET DE BLONBA \nPour BlonBa\, l’aventure artistique d’Un appel de nuit représente une nouvelle étape. La compagnie avait jusque là fonctionné en troupe\, mettant sur scène les spectacles écrits par ses fondateurs\, Alioune Ifra Ndiaye et Jean-Louis Sagot-Duvauroux\, textes souvent enrichis par un travail collectif. Cette fois\, c’est la pièce d’un auteur extérieur à la compagnie\, dont d’ailleurs il suivait avec intérêt le parcours. Patrick Le Mauff se sentait une dette par rapport à l’écrivain\, comme il l’explique ci-dessus. Le Mali aussi en a une. Le pays a perdu l’habitude du livre et de la lecture et Moussa Konaté a vécu un double exil : l’exil des lettres\, l’exil des paysages. Donner à voir une de ses pièces au public malien est une façon posthume de l’accueillir au pays natal\, de l’y honorer. Et c’est justice pour ce grand auteur au sourire inquiet. \nCe pas de côté est aussi l’occasion d’un regard sur un Mali des lointains\, celui qui a rompu les amarres avec la vieille terre du Manden et est venu se fondre dans les villes de France\, offrant à ce pays des couleurs et des patronymes qu’il ne se connaissait pas. \nSUR UNE URGENCE DE NOTRE TEMPS \nLe projet de monter Un appel de nuit ouvre le répertoire de BlonBa sur le peuple de l’émigration\, sujet que la compagnie n’avait jusque là qu’effleuré (Sud-Nord\, le kotèba des quartiers). Il le fait dans un temps où les esprits se recroquevillent et souvent s’aveuglent. Il ouvre une brèche dans la carapace\, donnant à voir l’intimité de la fusion problématique dont sont désormais issus tant de jeunes Français. \nCette invitation à la rencontre travaille une urgence de notre temps. Le spectacle sera vu au Mali\, où il aidera le public du pays à entendre les mouvements de l’âme qui travaillent leurs cousins d’Europe et qu’il a souvent du mal à comprendre\, à accepter. Il sera vu en France\, en Suisse\, on l’espère dans d’autres pays d’Europe et y ouvrira les esprits sur l’aventure humaine de familles emportées par la mondialisation des destinées\, de femmes et d’hommes qui ont pris racine dans leur terre de voyage. \nLA PRODUCTION ET L’AGENDA \nLa création d’Un appel de nuit se fait en co-production entre la compagnie BlonBa et la compagnie suisse Askené que dirige Simone Audemars. Cet attelage Sud-Nord correspond bien à la nature du projet et est un gage de succès pour la diffusion internationale du spectacle. Patrick Le Mauff et toute l’équipe de BlonBa expriment ici leur gratitude à Simone Audemars pour son engagement qui permet de lancer la production du spectacle sans attendre. \nLes répétitions se sont déroulées à Bamako au mois d’août 2016 pour une création les 9 et 10 septembre en septembre dans la capitale malienne. \nA BAMAKO\, NAISSANCE D’UN THEATRE DE LA CONVERSATION\nJean-Louis Sagot-Duvauroux\, essayiste et dramaturge\, co-fondateur de BlonBa avec Alioune Ifra Ndiaye a suivi la création d’Un appel de nuit. Il livre sous ce lien ses impressions et met l’accent sur une puissante novation théâtrale\, en accord avec l’émergence d’une universalité fondée non sur l’alignement\, mais sur la conversation. \nLISEZ NOTRE ARTICLE COMPLET A CE SUJET \nLE TEASER \n\nQUELQUES PHOTOS DES PREMIÈRES REPRÉSENTATIONS \nCONSULTER L’ALBUM DU SPECTACLE
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