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SUMMARY:L'ART D'ÊTRE GRAND-PÈRE (marionnettes)
DESCRIPTION:vendredi 11 novembre à 17h \nL’art d’être grand père\nHaïkus pour trois marionnettes à gaine et un arrosoir d’après Victor Hugo\n \nCompagnie du lieu Kommun \nSpectacle tout public – à partir de 5 ans – durée : 45 min \n Mise en scène Eve Ragon et Isabelle Carré – Interprétation et création des marionnettes Eve Ragon – Interprétation Julia Robert \nCréation lumière et régie Thibaut Champagne – Création sonore Françoise Rivalland \nRegard extérieur\, conseil artistique et regard complice Jeanne Vitez \n  \n« Moi qu’un petit enfant rend tout à fait stupide\, \nJ’en ai deux ; Georges et Jeanne ; et je prends l’un pour guide \nEt l’autre pour lumière\, et j’accours à leur voix. » \nVictor Hugo \nLe temps d’un jeu\, d’une ritournelle hugolienne\, s’ouvre la grande malle des souvenirs : s’échappent alors des bribes d’enfance\, comme autant de haïkus qui composent la mémoire. Ici\, pas question du colosse littéraire\, ni du représentant du peuple : c’est un Hugo intime qui se dévoile\, le grand-père de deux jeunes enfants dont il a assuré l’éducation. \nAu programme de ce pédagogue hors-norme : débusquer le merveilleux du quotidien\, affûter l’esprit critique et éveiller les consciences\, même toutes jeunes. C’est aussi l’histoire d’une transmission croisée entre un homme vieillissant et mélancolique et deux enfants qui lui enseignent à voir l’essentiel et à penser juste. \n \nLe corpus se compose principalement d’extraits du recueil de poèmes «l’Art d’être grand-père» (1877) dans lequel Victor Hugo détaille le quotidien de sa vie avec ses deux petits-enfants\, Jeanne et Georges. Il y expose également sa vision de l’éducation des enfants mais aussi de celle des peuples. D’autres sources figurent dans cette œuvre\, comme des extraits de «Choses Vues» de Victor Hugo ou de bribes d’autres poèmes et de correspondances. \nChoix esthétiques et scénographie \nLa scénographie s’articule autour d’une grande malle de voyage cabossée\, en carton et en cuir\, encore porteuse de marquage de destinations lointaines. Au fur et à mesure d’une comptine\, un castelet en sort construit d’éléments disparates\, évocateurs de l’univers du grenier délaissé et du jardin magnifié de l’enfance. Tout sort de la malle pour y retourner en fin de pièce. \nLe castelet\, sorti de la malle\, explore l’ambivalence dedans/dehors : Sommes-nous dans un grenier ? Dans un jardin ? Dans le présent ? Dans le passé ? Un travail textile alliant les motifs végétaux et floraux guidé par le travail de l’artiste textile Carole Simard-Laflamme\, dont les réflexions sur la mémoire résonnent particulièrement avec nos intentions théâtrales\, amène cette réflexion dans le décor. \nLes marionnettes et les comédiennes\nLa marionnette à gaine s’est imposée naturellement pour l’adaptation de ce texte classique : sa rapidité et son dynamisme en jeu incarnent la jeunesse et l’impétuosité des deux enfants – et parfois celle de Victor Hugo quand il se laisse emporter par l’énergie de Jeanne et Georges. \nDes incursions dans le théâtre d’objets rappellent la magie de l’enfance\, où l’imagination souveraine rend tous les objets du quotidien vivants et acteurs. \nTantôt comédiennes\, tantôt marionnettistes\, les deux interprètes sont les narratrices de ces souvenirs. Leur taille adulte permet également des jeux d’échelle avec la figure sacrée de Victor Hugo\, qui ici simple marionnette\, peut-être sermonné ou consolé comme un petit enfant par les comédiennes. \nL’espace aussi par le son\nLa musique\, les chants et environnement sonore ont une place prépondérante. \nDes chants complices issus des comptines hugoliennes auxquels s’ajoute une création sonore contemporaine de Françoise Rivalland. Ce travaille tout en subtilité\, amènera des voix fantômes échappées de la malle comme des bribes de souvenirs et évoquera la nature profonde qui les entoure : le jardin et les balades en forêt\, la mer au loin… \nLes sons se cachent dans cette malle et en surgissent à son ouverture\, invitation à explorer tous nos sens\, à se perdre entre l’intérieur et l’extérieur\, le passé et le présent. \n 
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