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SUMMARY:E il piano va (L'art déconfiné)
DESCRIPTION:LE CONFINEMENT DES PAS N’EMPÊCHERA PAS L’ENVOL DES ESPRITS\nChaque semaine\, la « famille Arlequin » est invitée à se retrouver autour d’oeuvres numérisées proposées par des artistes de notre environnement spirituel. Cette programmation  d’un nouveau type nait dans la période de confinement imposée par la pandémie de covid 19. Nous envisageons de la poursuivre après que la sale petite bête aura cessé d’envenimer nos rencontres en vis-à-vis. La page « Ça se discute » de notre site est un moyen d’échanger entre nous autour de ces oeuvres.\n \nCette programmation est GRATUITE\, mais le théâtre de l’Arlequin s’associe à la SOUSCRIPTION de BiBook\, l’éditeur numérique malien\, entravé par la crise sanitaire dans son action en faveur de l’accès au livre et à la lecture en Afrique. Celles et ceux qui souhaitent y participer peuvent le faire (à partir de 10€) en cliquant sur le logo BiBook. \n  \nLa famille Arlequin ne connait pas de frontières. Après les cadeaux offerts aux amis de l’Arlequin par des confinés de Nantes\, de Bobodioulasso\, de Bamako\, avant ceux d’artistes reclus à Dehli\, à Bruxelles et à Champigny-sur-Marne\, voici un concert envolé d’un nid d’aigle de la Drôme : le premier mouvement de la sonate D894 de Schubert\, joué par Sylvie Sagot-Duvauroux. \n \nE il piano va… dans votre salon !\nE il piano va est le nom qu’a donné Sylvie Sagot-Duvauroux à sa singulière aventure musicale présentée dans le court documentaire ci-dessus. Un piano\, une pianiste\, souvent des comparses – musiciens\, chanteurs\, comédiens\, plasticiens\, poètes -\, et une camionnette pour les conduire d’appartements en églises\, d’écoles en salles de concert\, de festivals en réunions d’amis\, de Piégros-La Clastre (Drôme) où le piano niche\, jusqu’à Morsang-sur-Orge où le théâtre de l’Arlequin et son public ont accueilli certains de ses spectacles musicaux. \nCette fois\, il piano na pas fait le déplacement. La musique si ! Merci à Sylvie de s’être pliée à notre rite de déconfinement culturel et d’avoir respecté les règles nécessaires à la protection de tous. Merci au piano qui a tout fait pour que la distanciation sociale prise avec son accordeur ne se sente (presque) pas ! \nEn ouverture quelques moments d’Opera camera (Mozart\, Don Giovanni)\n \nUne adaptation du Don Giovanni de Mozart pour une pianiste\, une cantatrice\, un comédien et un marionnettiste\, spectacle présenté en son temps sur la scène de l’Arlequin. Souvenirs des temps déconfinés… \nMaintenant Schubert\, le coeur du sujet\n \nDepuis le salon de musique de sa petite maison perchée à flanc de montagne en surplomb de la vallée de la Drôme\, la pianiste confinée nous emmène en voyage dans les étoiles avec le premier mouvement de la sonate en sol majeur D894 de Franz Schubert.\n« Le langage de Schubert juxtapose des motifs simples comme des îlots reliés les uns autres par de minuscules passerelles. Ces passerelles discrètes écartent la possibilité d’un récit voir d’une construction\, elles s’effacent devant l’importance de ce qui est événement. La partition est faite de morcellements\, de ruptures\, de répétitions. Chaque morceau\, chaque motif\, chaque îlot pris à part nous parle de simple\, de beauté\, de calme. Apparition et disparition. \n« Entre ces «apparitions»\, ces motifs\, il y a ces passerelles fragiles\, comme de minuscules fils qui tentent de relier les morceaux mus par une construction intuitive\, poétique. Ainsi\, un motif laisse apparaitre un autre comme si une mémoire en découvrait une autre. Pas de construction\, pas de récit\, des espaces de beauté\, des sources reliées par notre imaginaire. Le tragique nait de cette juxtaposition qui ressemblent à des tentatives d’exprimer un tout\, en se concentrant sur le petit\, et passant de l’un à l’autre cherchant obstinément à les rassembler tout en rendant palpable le temps écoulé de l’un à l’autre\, l‘éphémère\, cet éphémère nous parlant d’éternité\, Schubert approche la conscience du tout par la nudité et la préciosité de chaque instant et cela dénué de toute direction. » \nE il piano va prépare à partir de ce mouvement une création intégrant piano\, chant\, danse\, lumière scénographie. Son titre : vόστoϛ (Nostos\, constellation en grec) : « Proposition poétique et contemplative interrogeant le mystère qui nous a fait\, un jour\, relier les étoiles entre elles pour en faire une figure déterminée. » \n  \nFinal – Nos déchirures aussi se partagent – Empathie musicale avec les familles endeuillées\nPour terminer cette transfiguration du confinement en intimité sans frontière\, un moment d’empathie avec les dizaines de milliers d’entre nous à qui l’épidémie de covid a enlevé l’une ou l’un des leurs et qui ont vécu la douleur de ne pas pouvoir accompagner leur départ… \n \nToujours visible dans le cadre de la programmation « L’art déconfiné ». Rendez-vous sur la page LA PROGRAMMATION de ce site\nCaméléon\, film de Tidiani Ndiaye\nLa guitare d’Abdoulaye\, concert depuis sa chambre d’Abdoulaye Traoré\nBougouniéré invite à dîner\, théâtre\, Cie BlonBa (Mali)\nEt dimanche 26 avril\, les premiers pas de l’Arlequin « Dans la solitude des champs de coton »\nLa version de la célèbre de pièce de Bernard-Marie Koltès actuellement en création (interrompue) devait se jouer dimanche 26 avril sur la scène de l’Arlequin. « L’art déconfiné » en propose ici un avant-goût\, avec Jean-Paul Sermadiras confiné à Dehli (Inde)\, Souleymane Sanogo confiné à Soignies (Belgique) et le metteur en scène David Géry\, confiné à Champigny-sur-Marne.
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CATEGORIES:janvier – mai,Musique,Musique classique
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SUMMARY:Dans les labos de la fabrique d'art (L'art déconfiné)
DESCRIPTION:LE DECONFINEMENT DES PAS N’INTERDIT PAS L’ENVOL DES ESPRITS\nChaque semaine\, la « famille Arlequin » est invitée à se retrouver autour d’oeuvres numérisées proposées par des artistes de notre environnement spirituel. Cette programmation  d’un nouveau type est née dans la période de confinement imposée par la pandémie de covid 19. Elle a convaincu et se poursuit dans le semi-confinement de l’après-11mai 2020. Elle s’ajoutera sans doute durablement aux représentations en salle après que notre scène aura repris sa vie et ses couleurs.\n \nCette programmation est GRATUITE\, mais le théâtre de l’Arlequin s’associe à la SOUSCRIPTION de BiBook\, l’éditeur numérique malien\, entravé par la crise sanitaire dans son action en faveur de l’accès au livre et à la lecture en Afrique. Celles et ceux qui souhaitent y participer peuvent le faire (à partir de 10€) en cliquant sur le logo BiBook. \n  \n » Qu’est-ce que c’est ce truc là ? « \nQui n’a pas eu un jour cette réaction face à une oeuvre de l’esprit dont il ne connaissait pas les clefs\, pour laquelle il n’avait pas de GPS ou qui peut-être était tout simplement un essai raté.\nLes femmes et les hommes qui ouvrent des voies nouvelles aux mots et aux formes tombent rarement d’un coup dans la clairière ou le sous-bois recherchés. La programmation « L’art déconfiné » que l’Arlequin propose de semaine en semaine à la petite communauté qui s’est formée autour du théâtre avait dans ses objectifs de mettre des moyens à disposition des artistes et des poètes\, privés de leurs débouchés in vivo. Nous avons souhaité montrer quelques travaux effectués à partir de concepts « à l’essai »\, faire entrer le public de l’Arlequin dans le laboratoire\, l’inviter à suivre les modulations parfois immédiatement séduisantes\, parfois rugueuses de l’imagination créative. \nLa nature de cette proposition me conduit à parler en mon nom propre. Deux de ces essais ont été proposés par Anne Sorlin\, notre administratrice\, deux par moi (JL Sagot-Duvauroux). Tout naturellement\, nous entrions l’un et l’autre plus facilement dans les travaux que nous avions respectivement sollicités auprès d’artistes proches dont la grammaire nous était connue. La grâce du premier essai\, Confins\, nous a réunis dans l’immédiate dégustation de ce vagabondage poétique entre les mots\, les accents et les espaces offerts à la contemplation des confinés. \nCONFINS\nUn film de Tiziana Bertoncini et Isabelle Jelen\n \nSuite……\nJe préviens tout de suite\, le second essai proposé dans ce parcours n’est pas velouté. C’est un long plan séquence\, dans le format vertical d’un smartphone\, où l’on est invité à suivre sans aucun artifice décoratif le regard\, disons plutôt l’oeil du confiné oisif. En parallèle\, mais sans autre connexion sensible que la coïncidence temporelle\, une musique\, un « son » comme disent les hip-hopers. Yan Beigbeder\, qui nous l’a proposé sur la demande d’Anne\, est compositeur de musique dite expérimentale. Ma première réaction est de ne pas tenir la longueur. « Qu’est-ce que c’est ce truc là ? » Surtout : « Qu’est-ce que je vais bien pouvoir en faire ? » Ça me trotte dans la tête. Je me souviens aussi que j’ai du mal à goûter certaines oeuvres incontestables. Je n’aime pas beaucoup la musique de Beethoven. Ça ne juge pas Beethoven\, mais les limites de ma sensibilité. Alors je me remets devant l’écran\, beaucoup par égard pour Anne. Je reprends le visionnage. Et cette fois l’archet touche la corde… Par quel mystère\, je n’en sais rien. Entre la dramaturgie du son et l’apparente vacuité de l’image\, il se passe quelque chose comme ce qu’on ressent quand\, lisant la page d’un livre\, l’esprit perd le fil que suit l’oeil et s’envole vers d’autres espaces. Vide hanté ? Confinement ? Un conseil\, mettez le son suffisamment fort pour qu’il submerge votre espace intérieur et laissez-vous porter par le flux… \n  \n20 minutes\, environ\, dans la vie d’un buissonnier disquaholique et confiné\npar Yan Beigbeder\n \n\nSuite……\nAboubacar Samaké est un jeune vidéaste qui vit à Sabalibougou\, un des quartiers les plus populaires de Bamako. Il a installé son matériel et son ordinateur dans une de ces minuscules boutiques si caractéristiques de la capitale malienne. C’est là qu’il a construit sa passion professionnelle\, glanant les marchés de circonstance\, immortalisant les événements familiaux\, mariages\, baptêmes\, anniversaires… Il est aussi membre d’une association du quartier\, les JDSE (Jeunes diplômés sans emploi) qui y joue un rôle important d’animation culturelle et civique. Bien des spectacles produits par la compagnie BlonBa ont été présentés devant le public de ce quartier avant de rejoindre Morsang et le Coeur d’Essonne. Il y a deux semaines\, Aboubacar m’envoie ça. Un petit clip dont il a certainement pensé à juste titre qu’il pourrait servir de document promotionnel pour la performance danse/arts plastiques dont il témoigne. Mais c’est aussi\, surtout peut-être\, comme un voeu\, une communion avec un projet dont nul ne connaît encore l’aboutissement\, qu’il imagine à sa façon\, qu’il ajoute à la chimie de l’aventure. Juste une pincée de poésie\, une idée faite image… L’univers que ce film pressent annonce une oeuvre programmée en Essonne et à l’Arlequin pour le prochain festival de performances Si(non)Oui proposé par le Collectif pour la culture en Essonne. Bienvenue dans ce recoin du laboratoire… \nLA DANSE DES KOREDUGAW\nUn film d’Aboubacar Samaké (SAM Prod)\nSculptures d’Ibrahim Bemba Kébé\, avec le danseur Modibo Konaté\n  \n \n  \nSuite……\n‘J\, le titre de l’ouvrage\, est une élision inversée\, une apostrophe adoucie par le je\, le J. Elidé. Sans suite.  » Qu’est-ce que c’est ce truc là ? « Cette fois\, c’est Anne qui se met en point d’interrogation. Elle ne reconnait pas dans cet évolution labyrinthique entre les mots et les souffles le « talent » qu’elle aime chez cette poète qui toujours questionne la langue avec entêtement\, mais qui sait aussi y révéler des saveurs immédiates. Sagot Duvauroux\, le patronyme de Caroline\, qu’elle s’entête à écrire (et à théoriser) sans trait d’union\, dit de quelle façon elle rejoint la « famille Arlequin ». C’est ma soeur (j’en ai trois autres + trois frères !) Contrairement à Anne\, et parce que je fréquente ce laboratoire adelphique depuis l’enfance\, j’entre facilement dans cette lecture. Je l’entends. Elle me parle. Elle me dit ce qui se dit quand on parle. Ça me fait du bien. Anne\, essaye encore une fois ! \n‘J    –  Texte et lecture de Caroline Sagot Duvauroux\n\nhttps://theatrearlequin.morsang.net/wp-content/uploads/2020/05/Fabrique-Arlequin-Caroline.mp4\n  \nEt ce bonjour pour se dire au revoir. Comme le coeur évadé de la parenthèse placé en ouverture de cette page\, cette évasion-spirale est une image-texte de Gérard Paris-Clavel\, infatigable inventeur de signes dont certains sont devenus emblématiques des mouvements populaires. Nom de sa fabrique de sens : Ne pas plier ! \n \n  \nToujours visible dans le cadre de la programmation « L’art déconfiné ». Rendez-vous sur la page LA PROGRAMMATION de ce site\nCaméléon\, film de Tidiani Ndiaye\, retour sur les chemins de sa vie\nLa guitare d’Abdoulaye\, concert depuis sa chambre d’Abdoulaye Traoré\nBougouniéré invite à dîner\, théâtre\, Cie BlonBa (Mali)\, le « bailleur » viendra-t-il dîner ?\nE il piano va\, musique classique\, depuis un salon de musique confiné de la Drôme\nDans la solitude des champs de coton\, le chef d’oeuvre de Koltès entre confinements en Inde et en Belgique\nLes nuits koteba\, à la découverte d’un art de la liberté d’expression  et du rire venu de l’ancien Mali\nAla tè sunogo (Dieu ne dort pas)\, une comédie de kotèba entre satire de la corruption et poésie de la jeunesse\nAndréya Ouamba\, danseur encagé\, le mouvement pour défier les murs.\n\nA suivre ! Restez connectés !
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