Home / 0
Chargement Évènements
24
juillet
samedi

Danse avec la Cie Lamento (10h au marché, 20h30 au château)

24 juillet @ 10 h 00 - 12 h 00 CEST

DANS LE CADRE DE L’ÉTÉ CULTUREL DU COEUR D’ESSONNE

Samedi 24 juillet entre 10h et 12h au marché de Morsang 

ACTE 1 – Ruines

Danse contemporaine

Compagnie Lamento  avec Jérémy Kouyoumdjian et Sylvère Lamotte

Conception et chorégraphie Sylvère Lamotte – Musique Stracho Temelkovski – Création lumières Arnaud Cabias

C’est l’idée d’un conflit entre la beauté et la violence qui est la genèse de Ruines. C’est ce conflit, cette tension qu’interrogent les interprètes. Une question nous est alors posée : est-ce notre regard qui sublime le réel et dans quelle mesure sommes-nous les acteurs de cette sublimation ? Car s’il y a conflit, il n’y a pas forcement opposition. Ruines puise son inspiration dans une iconographie de la déploration de la religion chrétienne. Comme dans les tableaux du Titien ou du Gréco et leurs visages de Vierges au pied du Calvaire, ces visages marqués par la douleur, cette émotion que les plus grands artistes ont cherché à exprimer et qui traverse toute l’histoire de l’art. La douleur mais aussi l’extase. Comme celle de Sainte Thérèse d’Avila, comme une lumière qui irradie de l’intérieur. Jeux de lumières et de creux, formes qui s’accrochent et s’écorchent, une bouche béante est, en peinture, une tache, en sculpture un creux, qui peut donner au visage un aspect tordu et grimaçant. Elle peut aussi exprimer un cri de beauté, on pense au syndrome de Stendhal, ce vertige troublant qui prend à la gorge certains spectateurs saisis par la beauté des oeuvres.

Les gestes de la lutte

Regardant et regardé, portant et porté, puisant dans les techniques de luttes modernes, le duo formé par Jérémy Kouyoumdjian et Sylvère Lamotte est aussi directement inspiré des arts martiaux mixtes (MMA : mixed martial arts) et du free fight, des techniques de combat complet qui oscillent entre pugilat et lutte au corps à corps mêlant coups de pied, coup de genou, techniques de projections et de percussion au sol. Entre violence et fascination, il s’agit, dans ces extrêmes confrontations, de révéler la beauté qui se loge jusque dans ces endroits là. Chercher la beauté dans la violence, le sacré dans le profane mais aussi le trajet inverse. Sublimer, toujours, et chercher l’émerveillement.

David Dibilio

La Compagnie Lamento

Crée en 2015 par Sylvère Lamotte, la compagnie Lamento met l’expérimentation physique et relationnelle au coeur de sa pratique. Très tôt initié à la danse contact, à laquelle il reste attaché, le chorégraphe fonde sa recherche sur la rencontre avec l’autre comme sur la conscience de soi, entre expressivité et abstraction.

 

Et à 20h30 devant le château de Morsang

ACTE 2 – L’écho d’un infini

Danse contemporaine

Compagnie Lamento / 2ème ACTE

avec Brigitte Asselineau, Sylvère Lamotte, Paco Décina,, Jean-Yves Phuong

Chorégraphie : Sylvère Lamotte – Création musicale : Frédéric Malle – Chant : Lancelot Lamotte – Création lumières : Laurent Schneegans – Costumes : Céline de Selva – Assistant : Jérémy Kouyoumdjian – Regard extérieur : Catherine Diverrès

Après Ruines, le matin au marché de Morsang (10h – 12h), cette deuxième création proposée le même jour par la Cie Lamento figure le corps comme infiniment pluriel et indéfiniment plastique, envisagé dans son rapport au temps et à la mémoire. Dans la continuité d’un projet chorégraphique concentré sur la question du toucher, sur la façon dont un contact est toujours ouverture à l’autre, Écho d’un infini entend dépasser la conception de l’enveloppe corporelle comme simple contenant pour mieux pouvoir appréhender la richesse de son contenu.

La pièce est pensée pour trois duos, et une scénographie épurée. L’idée est de revenir à la relation double ou duelle après avoir éprouvé dans Les Sauvages les échanges au sein d’un groupe de cinq hommes. Entre intimité et frontalité, cette configuration permet d’explorer l’interstice d’une relation minimale et de rendre compte de l’espace vibratoire qui s’y crée. Le premier infini dont il s’agit renvoie à l’indétermination de cette rencontre, aux multiples histoires vécues ou encore à vivre, aux façons dont l’autre nous affecte et nous altère. Loin de n’être qu’une contrainte, ce dernier agit comme un révélateur de cette immensité des possibles.

À un deuxième niveau de lecture, la pièce interroge la mémoire des corps à travers le temps. D’âges divers, les interprètes sont chacun chargés d’histoires personnelles dont la plasticité de leurs corps conserve les traces. La pièce met en avant ces différences d’évolutions physiques et la manière dont les expériences de vie passées continuent de résonner au présent. Il s’agit même de convoquer l’hérédité génétique, de convoquer les mémoires ancestrales logées au cœur de nos ADN, pour toucher à ce qui nous hante, à ces fantômes corporels. Contre la vision du corps neutre, la pièce cherche à éprouver l’infinie plasticité de nos corps sédimentés.

Florian Gaité

 

Une proposition

des Rencontres

Essonne Danse

Details
Date: 24 juillet
Time: 10 h 00 - 12 h 00
évènement CatégoriesDanse, Performance, septembre – décembre

Laisser une réaction

Your email address will not be published.