Dans le cadre de l’été culturel du Cœur d’Essonne agglomération, en partenariat avec l’Espace Marcel-Carné
samedi 14 août à 18h à l’Orangerie du château de Morsang
jeudi 26 août à 19h, médiathèque de Saint-Michel-sur-Orge
vendredi 27 août à 19h, médiathèque de Marolles-en-Hurepoix
plus d’informations sur mediatheques.coeuressonne.fr
Traduction André Markowicz – Compagnie Le PasSage – Mise en scène Olivier Ythier – Collaboration artistique Gilles David, sociétaire de La Comédie Française – Adaptation et interprétation Jean-Paul Sermadiras – Scénographie et lumières Jean-Luc Chanonat – Création sonore Pascale Salkin – Costumes Cidalia da Costa – Co-production Le PasSage et Les Chercheurs de Lumière – Co-réalisation Le PasSage et la Compagnie de la Tarasque
Avec le soutien du Conseil Général des Hauts-de-Seine, de la Ville de Saint-Cloud et du Théâtre des 3 Pierrots
ADAPTE D’UN TEXTE DE DOSTOIEVSKI
Le Rêve d’un homme ridicule, sous-titré « Récit fantastique » est une nouvelle de Fiodor Dostoïevski publiée en 1877. Elle est issue du Journal d’un écrivain, oeuvre qui regroupe des réflexions de l’auteur et quelques textes.
Lassé du monde, détourné du suicide par une rencontre fortuite, le héros de ce conte fantastique plonge dans un profond sommeil. Son rêve le conduit alors vers un univers utopique, un monde où les hommes vivent bons, libres et heureux. C’est une véritable expérience initiatique que propose ici Dostoïevski, laissant libre cours à sa veine mystique.
VOIR LA VERITE ?
L’Homme, pour trouver un sens à sa vie a besoin de transcendance. Notre personnage est le seul à ne pas être nommé dans l’oeuvre de Dostoïevski. Il est enfermé par l’image qui lui colle à la peau, celle d’un homme ridicule. Quand il passera outre le regard des autres, il ne s’en trouvera que plus démuni, face au vide. Le jour où il décide d’accomplir son projet de suicide, il rencontre en rentrant chez lui « cette petite fille » à qui il ne portera pas secours. Une fois dans son appartement, alors qu’il est prêt à se donner la mort, surgit le regret, celui de ne pas avoir tendu la main à cet enfant. Ces remords mettront fin à son indifférence mais ce n’est qu’après son rêve qu’il trouvera une nouvelle envie de vivre. Une mission s’empare de lui : prêcher la vérité qu‘il affirme avoir vue.
L’auteur, malgré une vie d’épreuves et de douleurs, a su transcender ce destin en laissant une oeuvre unique toujours contemporaine.
Jean-Paul Sermadiras.
UN RÊVE ? QU’EST-CE QU’UN RÊVE ?
La première fois que j’ai lu ce texte, j’ai été profondément troublé par la très grande similitude entre le récit de ce rêve et les témoignages d’expérience de mort imminente (EMI), comme si l’auteur avait vécu une telle expérience.
Avec cette même affirmation farouche que ce rêve est au moins aussi réel que le réel, que sa puissante impression n’a rien à envier aux puissantes impressions de l’existence. Avec cette interrogation aigüe sur ce que l’on nomme notre conscience, qui résonne si fort dans ce récit, dans tous ces témoignages, comme si notre réalité n’était finalement que le produit d’un songe obscur, la création de notre conscience endormie.
Cette interpellation du réel par le rêve, ou plutôt cet affrontement, sera notre axe de travail principal.
Olivier Ythier.
LA PRESSE EN PARLE
« Avec pudeur, tenue, une rigueur qui n’interdit pas l’émotion, Jean-Paul Sermadiras incarne l’encre même de Dostoïevski et ses questions. » Armelle Héliot, Le Figaroscope
« Le spectacle sobre et simplement interprété par Jean-Paul Sermadiras fait entendre un texte surprenant, dérangeant. Qui nous entraîne peu à peu dans un autre monde…» – Fabienne Pascaud, Télérama
« Spectacle de rêve, véritable plongée dans le cosmos intérieur d’un homme ridicule !» – Evelyne Trân, Le Monde.fr


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