Vendredi 4 décembre à 20h30
Combat de Nègre et de chiens
de Bernard-Marie Koltès
Compagnie La Vigie Théâtre – Mise-en-scène : Axelle Berry, Lucien Duconseille et Noriane Lallali – Direction d’acteur : Noriane Lallali – Avec : Axelle Berry, Nigel Ducke, Lucien Duconseille, Olivier Peigné
Sur un chantier, quelque part en Afrique, là où la chaleur est si forte qu’elle amène des mirages, la nuit plane. Un homme s’introduit dans une zone surveillée du chantier et réclame le corps introuvable d’un ouvrier mort. La même journée, une femme est arrivée de Paris.
Commence alors l’histoire d’une série de violences.
Tout au long de la nuit, les face à face et négociations dévoilent doucement la vérité de chaque personnage. Leur violence est à la hauteur de leur désespoir. Quatre solitudes, en quête d’amour et de reconnaissance, qui sortiront toutes perdantes.
“ Essayons, si l’on peut, de ne pas écraser ce texte sous le racisme, ou le néo-colonialisme, sous toutes ces questions qui s’y trouvent mais qu’il ne saurait contenir à lui seul ” Patrice Chéreau.
Intention
Quatre humains, placés dans ce “lieu du monde”, où se déploie toutes notre humanité, dans ce qu’elle a de meilleure comme de pire.
Ils ratissent les angoisses, les peurs, les désirs, les rêves qu’il y a en nous mais aussi notre culpabilité, notre rancœur, notre fierté et les dérives qu’elles engendrent.
”Combat de nègres et de chiens ne parle pas (…) de l’Afrique et des noirs” écrivait Koltès. Malgré cela, cette pièce peut parler de bien des choses, rien qu’avec son titre.
Pour nous, elle est un formidable vecteur pour parler de solitude et de souffrance qui entachent nos façons de vivre et de communiquer.
La solitude est un combat
Ce que nous avons trouvé magnifique dans la pièce, ce sont ses personnages profondément humains.
Ils ont un profond désir d’amour. Même en ne parlant parfois pas la même langue, ils désirent ardemment être compris. Chacun projette des attentes sur les autres, ce qui ne donnera lieu qu’à des désillusions.
On peut se reconnaître en eux et les comprendre, d’une certaine manière.
Leurs quêtes d’amour et de reconnaissance, leurs souffrances, nous mettent face à un vide qui nous donne le vertige.
Vivre ensemble est un combat
La pièce devient un ballet incessant de tentatives ratées de communication.
Les discussions deviennent parfois presque comiques tant les personnages ne se répondent pas. Face à cette impasse, le langage se transforme toujours en un moyen de se cacher, de tordre la vérité, de manipuler, mais aussi en une arme.
La peur de l’autre est un combat
Alboury est-il vraiment une menace ?
Le danger pourrait se trouver uniquement dans la tête de Horn et Cal.
Alboury n’est peut-être né que d’une pure imagination d’une menace venant de l’extérieur. Qu’il existe ou non, l’histoire se déroulera de la même manière.
Alboury agit comme un tourment intérieur qui nous hante. Une culpabilité qui nous effraie, avec laquelle nous essayons de dealer, mais dont nous voudrions nous débarrasser.


Vivre ensemble est un combat
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