Vendredi 28 janvier 2022 à 20h30 – Ouverture de l’EMFest (Essonne-Mali Festival) à l’Arlequin
Kalach story
Cie BaroDa – Texte et dramaturgie Jean-Louis Sagot-Duvauroux – mise en scène Kali Sidibé – Avec Alladji Ismaïl Sy (Kalach), Modibo Konaté (Le Boy), Maïmouna Sanogo (la Grande Dame) – Musique Cheicknè Sissoko – Costumes réalisés par des élèves du Conservatoire National des Arts et Multimédia de Bamako sous la conduite d’Ibrahima Bemba Kébé et Dany Leriche.
Kalach story – une kalachnikov personnifiée par un comédien – séduit un aspirant émigré et le convainc de devenir son esclave moyennant la satisfaction de tous ses désirs. Les deux personnages traversent l’Afrique où ils sèment la violence et la désolation. Jusqu’à ce qu’ils rencontrent un mystérieux regard féminin…

Ce spectacle, initialement programmé pour l’#EMFEST 2021 avait dû être reporté. Il est donc programmé pour l’édition 2022 dont il sera l’événement d’ouverture.. Nous avions néanmoins filmé et mis en ligne une lecture de bonne qualité, avec une distribution franco-africaine, qui permet de prendre connaissance du texte et qui est utilisable pour de l’action culturelle, en milieu scolaire notamment : https://youtu.be/NCzr4CFBA5A
Le contexte
Un continent – l’Afrique – en butte à de multiples situations de violence qui menacent gravement la stabilité des sociétés.
L’impact désastreux de cette insécurité sur les activités de productions vivrières, sur la condition et la sécurité des femmes, sur les perspectives de la jeunesse, sur la cohésion sociale, sur la consolidation des Etats et du développement. La pièce a été créée simultanément à Bamako (Mali) et à Goma (RDC) par des équipes artistiques de ces deux pays. Au Mali comme en RDC, elle a reçu un accueil chaleureux des publics réunis à l’occasion de tournées nationales et régionales.
Costumes
Les étonnants costumes de la version malienne de Kalach story ont été créés par un atelier de jeunes plasticiens réunis par Dany Leriche au Conservatoire des Arts et Métiers Multimédia Balla Fasséké Kouyaté de Bamako (Ibrahim Bemba Kebe, Mohamed Bomboly Keïta, Alhassane Konté, Dramane Bamana, Sidy Diabaté, Dramane Diarra). Ces costumes s’inspirent très librement de l’esprit ironique et facétieux des korèdugaw, initiés de l’antique confrérie Korè, qui renvoient à la société une image acidulée de ses comportements à l’occasion de parades burlesques (à droite, photo d’initié korèduga par Jean-Michel Fickinger).
Musique
La musique aussi, composée pour le spectacle par Cheicknè Sissoko, interprète à la façon d’aujourd’hui des thèmes ancrés dans le patrimoine culturel ancien du Manden. La fin du spectacle, où la Grande Dame suggère une issue à la violence et à la division, n’est pas vécue comme un happy end, mais plutôt comme une cérémonie propitiatoire, à l’image de ces interventions cultuelles qui ponctuent les nuits de kotèba où on a pu entendre sur le mode burlesque une critique sans tabou de tout ce qui ne va pas dans la communauté.
Pour l’enregistrement de ces musiques, Cheicknè Sissoko s’est entouré de nombreux virtuoses dans les instruments classique du Manden : Mamadou Assaba Dramé au jeli ngoni, Kalifa Koné au balafon, Youssouf Koné à la calebasse, Elysée Sangaré à la guitare basse, Ousmane Boya au yabara, Adama Sidibé au sokou, Maté Keïta (voix), Cheicknè Sissoko aux tamanw, ingénieur du son : Joël Sagara. C’est donc une petite foule de jeunes artistes qui s’est mobilisée pour cette création. Petite foule d’aujourd’hui irriguée par les sources culturelles du Manden. Le public bamakois a été saisi par cette mise sur scène d’événements brutaux transfigurés par l’usage d’un vocabulaire théâtral ancré dans les soubassements de la civilisation malienne.


Vendredi 28 janvier 2022 à 20h30 – Ouverture de l’EMFest (Essonne-Mali Festival) à l’Arlequin
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