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E il piano va (L’art déconfiné)

23 avril - 22 mai
  • Cet évènement est passé

LE CONFINEMENT DES PAS N’EMPÊCHERA PAS L’ENVOL DES ESPRITS

Chaque semaine, la « famille Arlequin » est invitée à se retrouver autour d’oeuvres numérisées proposées par des artistes de notre environnement spirituel. Cette programmation  d’un nouveau type nait dans la période de confinement imposée par la pandémie de covid 19. Nous envisageons de la poursuivre après que la sale petite bête aura cessé d’envenimer nos rencontres en vis-à-vis. La page « Ça se discute » de notre site est un moyen d’échanger entre nous autour de ces oeuvres.

Cette programmation est GRATUITE, mais le théâtre de l’Arlequin s’associe à la SOUSCRIPTION de BiBook, l’éditeur numérique malien, entravé par la crise sanitaire dans son action en faveur de l’accès au livre et à la lecture en Afrique. Celles et ceux qui souhaitent y participer peuvent le faire (à partir de 10€) en cliquant sur le logo BiBook.

 

La famille Arlequin ne connait pas de frontières. Après les cadeaux offerts aux amis de l’Arlequin par des confinés de Nantes, de Bobodioulasso, de Bamako, avant ceux d’artistes reclus à Dehli, à Bruxelles et à Champigny-sur-Marne, voici un concert envolé d’un nid d’aigle de la Drôme : le premier mouvement de la sonate D894 de Schubert, joué par Sylvie Sagot-Duvauroux.

E il piano va… dans votre salon !

E il piano va est le nom qu’a donné Sylvie Sagot-Duvauroux à sa singulière aventure musicale présentée dans le court documentaire ci-dessus. Un piano, une pianiste, souvent des comparses – musiciens, chanteurs, comédiens, plasticiens, poètes -, et une camionnette pour les conduire d’appartements en églises, d’écoles en salles de concert, de festivals en réunions d’amis, de Piégros-La Clastre (Drôme) où le piano niche, jusqu’à Morsang-sur-Orge où le théâtre de l’Arlequin et son public ont accueilli certains de ses spectacles musicaux.

Cette fois, il piano na pas fait le déplacement. La musique si ! Merci à Sylvie de s’être pliée à notre rite de déconfinement culturel et d’avoir respecté les règles nécessaires à la protection de tous. Merci au piano qui a tout fait pour que la distanciation sociale prise avec son accordeur ne se sente (presque) pas !

En ouverture quelques moments d’Opera camera (Mozart, Don Giovanni)

Une adaptation du Don Giovanni de Mozart pour une pianiste, une cantatrice, un comédien et un marionnettiste, spectacle présenté en son temps sur la scène de l’Arlequin. Souvenirs des temps déconfinés…

Maintenant Schubert, le coeur du sujet

Depuis le salon de musique de sa petite maison perchée à flanc de montagne en surplomb de la vallée de la Drôme, la pianiste confinée nous emmène en voyage dans les étoiles avec le premier mouvement de la sonate en sol majeur D894 de Franz Schubert.

« Le langage de Schubert juxtapose des motifs simples comme des îlots reliés les uns autres par de minuscules passerelles. Ces passerelles discrètes écartent la possibilité d’un récit voir d’une construction, elles s’effacent devant l’importance de ce qui est événement. La partition est faite de morcellements, de ruptures, de répétitions. Chaque morceau, chaque motif, chaque îlot pris à part nous parle de simple, de beauté, de calme. Apparition et disparition.

« Entre ces «apparitions», ces motifs, il y a ces passerelles fragiles, comme de minuscules fils qui tentent de relier les morceaux mus par une construction intuitive, poétique. Ainsi, un motif laisse apparaitre un autre comme si une mémoire en découvrait une autre. Pas de construction, pas de récit, des espaces de beauté, des sources reliées par notre imaginaire. Le tragique nait de cette juxtaposition qui ressemblent à des tentatives d’exprimer un tout, en se concentrant sur le petit, et passant de l’un à l’autre cherchant obstinément à les rassembler tout en rendant palpable le temps écoulé de l’un à l’autre, l‘éphémère, cet éphémère nous parlant d’éternité, Schubert approche la conscience du tout par la nudité et la préciosité de chaque instant et cela dénué de toute direction. »

E il piano va prépare à partir de ce mouvement une création intégrant piano, chant, danse, lumière scénographie. Son titre : vόστoϛ (Nostos, constellation en grec) : « Proposition poétique et contemplative interrogeant le mystère qui nous a fait, un jour, relier les étoiles entre elles pour en faire une figure déterminée. »

 

Final – Nos déchirures aussi se partagent – Empathie musicale avec les familles endeuillées

Pour terminer cette transfiguration du confinement en intimité sans frontière, un moment d’empathie avec les dizaines de milliers d’entre nous à qui l’épidémie de covid a enlevé l’une ou l’un des leurs et qui ont vécu la douleur de ne pas pouvoir accompagner leur départ…

Toujours visible dans le cadre de la programmation « L’art déconfiné ». Rendez-vous sur la page LA PROGRAMMATION de ce site

Caméléon, film de Tidiani Ndiaye

La guitare d’Abdoulaye, concert depuis sa chambre d’Abdoulaye Traoré

Bougouniéré invite à dîner, théâtre, Cie BlonBa (Mali)

Et dimanche 26 avril, les premiers pas de l’Arlequin « Dans la solitude des champs de coton »

La version de la célèbre de pièce de Bernard-Marie Koltès actuellement en création (interrompue) devait se jouer dimanche 26 avril sur la scène de l’Arlequin. « L’art déconfiné » en propose ici un avant-goût, avec Jean-Paul Sermadiras confiné à Dehli (Inde), Souleymane Sanogo confiné à Soignies (Belgique) et le metteur en scène David Géry, confiné à Champigny-sur-Marne.

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