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26
avril
dimanche

Dans la solitude des champs de coton (L’art déconfiné)

26 avril - 25 mai
  • Cet évènement est passé

LE CONFINEMENT DES PAS N’EMPÊCHERA PAS L’ENVOL DES ESPRITS

 

Chaque semaine, la « famille Arlequin » est invitée à se retrouver autour d’oeuvres numérisées proposées par des artistes de notre environnement spirituel. Cette programmation  d’un nouveau type nait dans la période de confinement imposée par la pandémie de covid 19. Nous envisageons de la poursuivre après que la sale petite bête aura cessé d’envenimer nos rencontres en vis-à-vis. La page « Ça se discute » de notre site est un moyen d’échanger entre nous autour de ces oeuvres.

 

Cette programmation est GRATUITE, mais le théâtre de l’Arlequin s’associe à la SOUSCRIPTION de BiBook, l’éditeur numérique malien, entravé par la crise sanitaire dans son action en faveur de l’accès au livre et à la lecture en Afrique. Celles et ceux qui souhaitent y participer peuvent le faire (à partir de 10€) en cliquant sur le logo BiBook.

 

DANS LA SOLITUDE DES CHAMPS DE COTON

De Bernard-Marie Koltès,

création en cours de la Compagnie du Pas Sage, avec Jean-Paul Sermadiras et Souleymane Sanogo

mise en scène de David Géry.

Rencontre de l’offre et de la demande, du marchand et du client, du licite et de l’illicite, de la lumière et de l’obscurité, du noir et du blanc. Alors le dialogue va s’engager parce qu’on se parle ou on se tue… »

PREMIERE STATION

David Géry, confiné en banlieue parisienne, nous parle de la pièce et de sa mise en scène.

Un selfie fragile et poétique qui rend à la fois compte de la création en cours (ça donne trop envie !) et de la période incertaine qu’un minuscule virus à imposé à toute l’humanité. Percussion entre la création théâtrale et la vie, courants d’air, échappée hors des liturgies qui fétichisent l’art et l’offrent à la dévotion des fidèles dans des tabernacles… confinés. L’esprit Arlequin en quelque sorte. Cette pièce devait être créée au festival des Francophonies de Pondichéry (Inde) avant une première française à l’Arlequin le 26 avril 2020. Promesse tenue avec cette programmation « L’art déconfiné ». Avant la présentation du spectacle en ouverture de la saison 2020-2021 de l’Arlequin et après une résidence dans notre théâtre pour boucler le travail interrompu par la sale petite bête.

DEUXIEME STATION

Prise de contact avec un magnifique comédien de théâtre, ici dans un de ses grands succès, « La mort de Marguerite Duras

A chacune de ses créations, Jean-Paul Sermadiras moissonne les mentions enthousiastes des critiques et les applaudissements nourris du public. On le découvre ici, dans La mort de Marguerite Duras, un seul en scène où l’accompagne la voix de Annick Grinberg. Bravo l’artiste !

TROISIEME STATION

Le « dealer » confiné en Belgique

Dans la solitude des champs de coton met en scène un dealer et un client dans une situation de deal. Le dealer sait que le client désire « est dépendant de » quelque chose qu’il (le dealer) peut lui offrir. Il est cependant dépendant lui aussi du désir du client. C’est Souleymane Sanogo, danseur et comédien qui accompagne depuis des années l’aventure artistique de la Compagnie BlonBa et du théâtre de l’Arlequin qui a été choisi pour jouer le rôle. Rentré d’Inde dans un des derniers avions avant l’interruption des vols internationaux pour retrouver sa famille confinée en Belgique, il ouvre au public de l’Arlequin le vestibule de la pièce de Koltès avec cette première réplique à la langue envoûtante et chargée.

Si un chien rencontre un chat…

« Si un chien rencontre un chat – par hasard, ou tout simplement par probabilité, parce qu’il y a tant de chiens et de chats sur un même territoire qu’ils ne peuvent pas, à la fin, ne pas se croiser ; si deux hommes, deux espèces contraires, sans histoire commune, sans langage familier, se trouvent par fatalité face à face – non pas dans la foule ni en pleine lumière, car la foule et la lumière dissimulent les visages et les natures, mais sur un terrain neutre et désert, plat, silencieux, où l’on se voit de loin, où l’on s’entend marcher, un lieu qui interdit l’indifférence, ou le détour, ou la fuite ; lorsqu’ils s’arrêtent l’un en face de l’autre, il n’existe rien d’autre entre eux que de l’hostilité – qui n’est pas un sentiment, mais un acte, un acte d’ennemis, un acte de guerre sans motif. »

Bernard-Marie Koltès

QUATRIEME STATION

Le client, confiné en Inde, prête l’oreille et répond

Et la seule frontière qui existe est celle entre l’acheteur et le vendeur, mais incertaine, tous deux possédant le désir et l’objet du désir, à la fois creux et saillie, avec moins d’injustice encore qu’il y a à être mâle ou femelle parmi les hommes ou les animaux…

CINQUIEME STATION

Souvenirs de « famille »

Pour finir, retour sur une double belle aventure, celle de Solo (Souleymane Sanogo), l’enfant paysan du Mali devenu danseur international et celle de son spectacle autobiographique – La danse ou le chaos, chorégraphie de Tidiani Ndiaye – qui a séduit les publics de France, de Belgique, d’Inde, déposant dans les coeurs une part de l’humanité malienne, de l’humanité tout court. Le public de l’Arlequin, les élèves du lycée professionnel Ampère de Morsang-sur-Orge seront heureux de retrouver cet artiste de la « famille ». Les autres peuvent ici découvrir son talent de danseur et de conteur, son étonnante présence, son approche de la vie. Film réalisé à partir d’images filmées par la chaine francophone TV5 Monde à l’occasion de la première du spectacle au théâtre de Corbeil (91), en préfiguration de l’EM FEST (Essonne-Mali Festival).

Toujours visible dans le cadre de la programmation « L’art déconfiné ». Rendez-vous sur la page LA PROGRAMMATION de ce site

Caméléon, film de Tidiani Ndiaye

La guitare d’Abdoulaye, concert depuis sa chambre d’Abdoulaye Traoré

Bougouniéré invite à dîner, théâtre, Cie BlonBa (Mali)

E il piano va, musique classique, depuis un salon de musique confiné de la Drôme

La suite le jeudi 30 avril et le dimanche 3 mai, avec un focus sur l’art ouest-africain du kotèba, théâtre burlesque de critique sociale

On commencera le jeudi 30 avril avec Les nuits kotèba, un documentaire de Christian Lajoumard (Acrobates Films) tourné au Mali et qui nous montre le voyage que le kotèba a entrepris des places de village jusqu’aux scènes internationale. Le dimanche 3 mai, un exercice pratique avec la diffusion d’une captation de la pièce de kotèba Ala tè sunogo (Dieu ne dort pas) qui bombarde de rires la corruption et l’incurie souvent rencontrées dans les administrations africaines.

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