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L’ARLEQUIN NUMÉRIQUE

11 décembre 2020 - 15 avril 2021

L’ARLEQUIN NUMÉRIQUE

La pandémie de covid 19 a fortement perturbé la programmation « physique » de l’Arlequin. Elle a aussi été une incitation à imaginer et souvent produire une programmation numérique susceptible de maintenir la petite communauté humaine qui s’est formée au cours des ans autour des oeuvres proposées par l’équipe du théâtre.

La page « L’ARLEQUIN NUMÉRIQUE » de notre site en fait le récapitulatif et accueille régulièrement de nouvelles oeuvres. Bonne dégustation.

LE SOMMAIRE DES DOCUMENTS PROPOSÉS SUR CETTE PAGE

LE MALI INITIATIQUE – Université numérique

Cette page réunit une documentation sur le patrimoine que constituent les confréries initiatiques actives au Mali, les savoirs qu’elles transmettent, les rites et les pratiques qui les caractérisent.

ESSONNE MALI CRÉATIfS – en ligne

A l’issue de l’EMFEST 2021 (Essonne-Mali festival – 29/01-07/02) où L’Arlequin et Baroda ont développé une riche programmation malgré les restrictions sanitaires, L’ARLEQUIN NUMÉRIQUE offre un abondant panier de ressources numériques permanentes – Découvrir, admirer, réfléchir sur ce que la culture vivante du Mali a  à nous dire.

25/12/2020 – NOËL CONFINÉ, TEXTES D’ESPOIR ET DE RENCONTRE POUR NOËL 

Plaidoyer posthume d’un moine de Tibhirine pour la fraternité humaine – Lecture par Patrick Le Mauff, réalisation Chiaka Ouattara

BiBook, l’éditeur numérique africain – 9 livres vous sont offerts en cadeau de Noël par les jeunes équipes maliennes de BiBook et Culture en partage.

OCTOBRE/DÉCEMBRE 2020 – L’ARLEQUIN PARTAGE

Bérénice, de Racine, mise en scène Céline Pauthe – Partagé par  Maria Zachenska

Ils n’avaient pas prévu qu’on allait gagner, Christine Citti/Jean-Louis Martinelli. Partagé par Josette Ponsart

La jetée, de Chris Marker. Partagé par Anne Sorlin

Le jeu de l’amour et du hasard, de Marivaux, mise en scène de Catherine Hiegel. Partagé par JL Sagot-Duvauroux

Le sale spectacle, d’Albert Dupontel. Partagé par Pierre Cornouaille

MARS/JUIN 2020 – L’ART DÉCONFINÉ

La modeste proposition, de Jonathan Swift, joué par Maria Zachenska

E il piano va, Sylvie Sagot-Duvauroux invite Schubert et Fauré dans votre salon.

Andréya Ouamba, danseur encagé, Andréya Ouamba filmé par Anahita Hekmat

Le fleuve amour, photographies de Bruce Milpied, musique de Mathias Pontevia

Dans la fabrique d’art, quatre tentatives offertes à l’Arlequin par des artistes novateurs.

LE MALI INITIATIQUE

Films, textes, images sur des confréries initiatiques et le rôle que tient jusqu’à aujourd’hui ce mode de transmission des savoirs, des pratiques, des rites dans la société malienne.

Trois films très éclairants :

1 – L’ENVOL DU CHASSEUR 

Un film de l’anthropologue et réalisateur Alexandre Bonche autour de la confrérie des dosonw (52 mn – avec l’autorisation de l’auteur)

2 – LES NUITS KOTÈBA

Mise à disposition par Acrobates Films jusqu’au 10 février 2021.

Mot de passe : KoteChrisAcro

3 – YAYA COULIBALY, MARIONNETTISTE ET MAGICIEN

Mise à disposition par Acrobates Films jusqu’au 10 février 2021

https://vimeo.com/503490014 – Mot de passe Yaya2021

Et aussi des textes pour réfléchir, des dates pour participer à des événements liés à cetteproblématique

ESSONNE MALI CRÉATIFS en ligne

Confié à l’antenne française de la compagnie malienne BaroDa/Culture en partage (ex-BlonBa), le théâtre de l’Arlequin est co-producteur et diffuseur de nombreux événements artistiques et culturels maliens et africains. L’EMFEST (Essonne-Mali Festival), promu par le département de l’Essonne, a dynamisé les échanges culturels Essonne-Mali. A l’issue de l’édition 2021 où l’Arlequin a proposé de riches contenus, L’ARLEQUIN NUMÉRIQUE ouvre cette page. Beaucoup à lire, à découvrir et à vivre sur cette aventure interculturelle hors norme en cliquant sur l’image du logo de l’#EmFest.

Des contes filmés – Des captations de spectacle – Des documentaires – Des créations audiovisuelles originales – Des textes de réflexion…

 

NOËL CONFINÉ

La lettre prémonitoire d’un moine assassiné par des terroristes. L’horreur vaincue par la fraternité et l’espoir. 

Le Père Christian de Chergé, un des moines de Tibhirine (Algérie) assassinés par des terroristes, écrit une lettre envisageant cette tragédie quelques mois avant sa mort. Un texte d’une profondeur humaine et d’un sens de la fraternité qui bouleversera toute personne de bonne volonté quelles que soient ses convictions. Cette lettre est ici merveilleusement dite par Patrick Le Mauff, comédien, metteur en scène, compagnon de longue date de la Cie malienne Baroda/Culture en partage (ex-BlonBa) et mise en son et en image par Chiaka Ouattara. Le message de Noël du théâtre de l’Arlequin.

Votre cadeau de Noël : 9 livres  offerts par les équipes maliennes de BiBook et Culture en partage.

L’Arlequin, confié à l’antenne française de la compagnie malienne Baroda/Culture en partage (ex-BlonBa), s’inscrit dans un réseau d’acteurs culturels africains qui vient de lancer BiBook, un éditeur numérique 100% made in Africa qui offre en cadeau de bienvenue 9 ouvrages de qualité sélectionnés à partir des enjeux de l’Afrique et de sa diaspora. Des textes essentiels à la culture de « l’honnête homme » (femmes comprises) du XXIe siècle. Pour les acquérir, installez sur votre téléphone ou votre tablette l’application BiBook gratuitement disponible sur AppStore (iphone, ipad) ou Play Store (androïd) et c’est gratuit

GOUVERNEURS DE LA ROSEE, roman de Jacques Roumain (Haïti), un chef d’œuvre des lettres francophones.

LE VOYAGE AU SOUDAN, d’Ibn Battùta ; ce voyageur arabe visite le Mali au XIV siècle et raconte.

MEMOIRES D’ESCLAVE, de Frederick Douglass, l’enfance et la jeunesse d’un homme né esclave aux USA.

LA MODESTE PROPOSITION, de Jonathan Swift ; un pamphlet grinçant contre le colonialisme anglais en Irlande.

VOYAGE AUTOUR DE MA CHAMBRE, de X. de Maistre. Livre culte des confinés : 42 jours à explorer sa chambre.

LES 30 PLUS BELLES FABLES de La Fontaine ; des textes qui appartiennent à la culture mondiale.

LE REGNE DE L’ASKIA MOHAMMED, de Mahmoud Kâti, tiré de son Tarikh El Fettach (16e siècle)

BUG JARGAL de V. Hugo, roman écrit à 16 ans dont le héros est un esclave révolté de Saint-Domingue.

PRESQUE-SONGES, TRADUIT DE LA NUIT de Jean-Joseph Rabearivelo, poète malgache du début du XXe siècle.

App Store ou Play store > BiBook > Installer > Suivre la procédure > Choisir un livre…

L’ARLEQUIN PARTAGE

Chaque membre de l’équipe de l’Arlequin partage avec le public du théâtre une programmation numérique qui l’a séduit

 

Maria Zachenska vous conseille BÉRÉNICE, de Jean Racine, mise en scène par Celie Pauthe :

« De temps en temps je suis prise de soif de Bérénice, j’ai une terrible envie d’entendre ce texte plus qu’aucun autre. Et là, dans cette version, dans la mise en scène de Célie Pauthe, j’ai trouvé exactement ce qu’il me fallait : ce haut plafond, cette pureté, pureté des lignes, des sentiments, des silhouettes, des voix ; l’amour enfui au fond de l’âme et distillé goutte après goutte par le rythme doux mais sans appel de l’alexandrin. » – Maria Zachenska, coordinatrice

Une captation proposée par arts-in-the-city.com

https://www.arts-in-the-city.com/2020/11/12/le-theatre-a-la-maison-berenice-de-racine-dans-une-production-du-cnd-besancon-soutenue-par-lodeon/

Josette Ponsart vous conseille ILS N’AVAIENT PAS PRÉVU QU’ON ALLAIT GAGNER, (Christine Citti/Jean-Louis Martinelli)

« J’ai choisi ce spectacle car il aborde un sujet cher à notre équipe et nous interroge : comment élargir notre public en y amenant les plus jeunes qui n’ont pas l’habitude de fréquenter le théâtre ? Le travail entrepris depuis quelques années avec le lycée Ampère en est l’illustration. Cette pièce met en lumière les difficultés, les résistances et la détresse de mineurs en foyer d’urgence en rupture sociale et familiale ainsi que la situation des intervenants qui tentent de faire du mieux qu’ils peuvent avec leurs faibles moyens. Ce texte écrit après immersion pendant de longs mois dans un foyer de Seine Saint-Denis prend l’allure d’un reportage et recueille la parole de ceux que l’on n’entend pas souvent. Bon spectacle. » Josette Ponsart, relations publiques

Une captation diffusée par France TV

https://www.france.tv/spectacles-et-culture/1136073-ils-n-avaient-pas-prevu-qu-on-allait-gagner-au-theatre-de-sartrouville.html

Anne Sorlin vous conseille LA JETÉE, photo-roman de Chris Maker.

« Ceci est l’histoire d’un homme marqué par une image d’enfance ». Ainsi commence cette œuvre étrange, qui n’est ni du théâtre, ni du cinéma, ni de la littérature, et pourtant un peu de tout cela. Une œuvre hybride, composée d’une suite de photos en noir et blanc, des visages, des corps, quelques paysages, des ruines, montées sur une bande sonore extraordinaire, dont le rythme met en mouvement la succession des images immobiles. C’est donc un film à entendre, quand l’image n’évoque que la trace, la mémoire, le recommencement, le « déjà vu ». Un film pessimiste, aussi, réalisé en 1962, quelques mois entre la fin de la guerre d’Algérie et le début de la crise des missiles : la guerre nucléaire paraissait proche et la modernité dangereuse. Cela est loin et pourrait nous faire sourire, mais demeure la beauté du film, et l’interrogation sur la place de l’homme non pas dans le monde mais dans le temps, deux éléments qui font naître en moi  un vertige intemporel. » Anne Sorlin, administratrice

Un court-métrage de CHRIS MARKER diffusé sur youtube

https://www.youtube.com/watch?v=fU99W-ZrIHQ

Jean-Louis Sagot-Duvauroux vous conseille LE JEU DE L’AMOUR ET DU HASARD, (Marivaux/Catherine Hiegel)

« Ce Jeu n’entrerait pas dans notre Arlequin, même si un de ses personnages est Arlequin en personne. Mais son immense et beau décor réaliste fait partie de la palette des joies qu’offre l’art du théâtre. Marivaux et ses marivaudages est un des initiateurs d’un théâtre de divertissement expert dans la mécanique du rire, dont le vaudeville fera sa spécialité. Mais dans cette mise en scène de Catherine Hiegel, l’éclairage porté sur les jeux de la domination masculine et des rapports de classe nous rappelle, sans jamais alourdir le propos, que les ailes du rire savent aller plus haut que la rigolade. Je me suis dit que tout ça élargirait notre cheminement dans les paysages si divers de l’art dramatique. Et je me suis pris à penser à ce que donnerait une adaptation malienne en langue bamanan. Tentant ! » Jean-Louis Sagot-Duvauroux, directeur

Une captation proposée par France TV « Au théâtre chez soi » :

https://www.france.tv/france-5/au-theatre-chez-soi/1553197-le-jeu-de-l-amour-et-du-hasard.html

 

Pierre Cornouaille vous conseille LE SALE SPECTACLE, d’Albert Dupontel

« Je recommanderais à tous, jusque sur mon lit de mort (c’est à crever de rire !) les « seul en scène » de l’immense Albert Dupontel joués au théâtre Tristan-Bernard et à l’Olympia et qui sont rassemblés sous le nom de Sale Spectacle 1 et 2. C’est très drôle, très talentueux et très peu politiquement correct ! Dans une vie antérieure, Dupontel fut élève d’Antoine Vitez – mon ex-beau-père – et j’ai eu l’occasion de le voir quand il était à l’École de Chaillot. Il s’agit donc aussi d’une toute petite note en bas d’un carnet de Famille… »

Pierre Cornouaille est directeur technique et régisseur général de l’Arlequin

On le trouve en cherchant sur Google

https://www.google.com/search?q=dupontel+youtube+sale+spectacle&rlz=1C5CHFA_enFR921FR921&oq=dupontel+youtube+sale+spectacle&aqs=chrome..69i57j33i22i29i30.17935j0j4&sourceid=chrome&ie=UTF-8 

L’ART DÉCONFINÉ

Premier confinement : l’Arlequin commande à des artistes « de la famille » des oeuvres numériques et les diffuse

LA MODESTE PROPOSITION, de Jonathan Swift, par la clown Carpate (Maria Zachenska)

Un chef d’oeuvre de la littérature anticolonialiste par l’auteur des VOYAGES DE GULLIVER. Jonathan Swift, auteur irlandais, est révolté par le colonialisme britannique qui étouffe son île et son peuple. Des enfants irlandais sont régulièrement déportés et vendu sur les marchés aux esclaves des Antilles et d’Amérique. Il imagine cette modeste proposition conçue « pour empêcher les enfants des pauvres en Irlande d’être à la charge de leurs parents ou de leur pays et pour les rendre utiles au public ». Ironie glaçante.

SCHUBERT ET FAURÉ DANS VOTRE SALON – Sylvie Sagot-Duvauroux

E il piano va… dans votre salon !

E il piano va est le nom qu’a donné Sylvie Sagot-Duvauroux à sa singulière aventure musicale. Un piano, une pianiste, souvent des comparses – musiciens, chanteurs, comédiens, plasticiens, poètes -, et une camionnette pour les conduire d’appartements en églises, d’écoles en salles de concert, de festivals en réunions d’amis, de Piégros-La Clastre (Drôme) où le piano niche, jusqu’à Morsang-sur-Orge où le théâtre de l’Arlequin et son public ont accueilli certains de ses spectacles musicaux.

En ouverture quelques moments du Requiem de Fauré, en accompagnement spirituel et musical de notre planète endeuillée par la maladie.

Maintenant Schubert, le coeur du sujet

Depuis le salon de musique de sa petite maison perchée à flanc de montagne en surplomb de la vallée de la Drôme, la pianiste confinée nous emmène en voyage dans les étoiles avec le premier mouvement de la sonate en sol majeur D894 de Franz Schubert. Enregistrement spécial « L’art déconfiné ». (La distanciation sociale a interdit l’intervention de l’accordeur, mais pas le voyage numérique de la musique).

Le langage de Schubert juxtapose des motifs simples comme des îlots reliés les uns autres par de minuscules passerelles. Ces passerelles discrètes écartent la possibilité d’un récit voir d’une construction, elles s’effacent devant l’importance de ce qui est événement. La partition est faite de morcellements, de ruptures, de répétitions. Chaque morceau, chaque motif, chaque îlot pris à part nous parle de simple, de beauté, de calme. Apparition et disparition.

ANDRÉYA OUAMBA, DANSEUR ENCAGÉ 

Listen to yourself breathing (Ecoutez-vous respirer)

Andréya Ouamba, filmé par Anahita Hekmat

Andréya Ouamba est un danseur et chorégraphe né en République du Congo et installé au Sénégal. La nature de la pièce qu’il envoie à la petite communauté des amis de l’Arlequin suffit à nous ouvrir la porte du confinement. Ce moment de danse encagée a été filmé par Anahita Hekmat, une artiste iranienne des nouveaux médias. Anahita Hekmat utilise les espaces clos, les tunnels trouvés ou construits, les pièces sombres et cache des lieux pour tracer une trajectoire pour les spectateurs à la suite d’une expérience «in situ». Le son a une grande importance dans son travail. La composition sonore est utilisée pour ajouter à la spatialité. Les couches audio se superposent avec les images, pour fournir un espace à explorer, un pool de mémoire.

SUR LE FLEUVE AMOUR

Méditation photographique (Bruce Milpied) et musicale  (Mathias Pontevia)

Cette sélection d’images est un travail de Bruce Milpied, parti voir en 2017 et revenu des bords du fleuve Amour en Chine comme il est déjà de nombreuses fois parti voir à Istanbul, en Roumanie, à Bordeaux, en Urkraine, en Italie … des ouvriers, des gens ou des portes . Ça tombait bien, la musique de Mathias Pontevia n’a rien à voir . Un travail spécialement conçu pour déconfiner les esprits des amis de l’Arlequin. 
Une image de Bruce Milpied est l’inverse d’un cliché, elle est un temps long, ouvert. Mathias Pontevia a su installer un climat qui fait découvrir les images, en composant une véritable pièce musicale, rythmée par les sons sur laquelle se « posent » les images. De cette relation, musique / image est née une ambiance que les visionneurs  capteront à leur tour. Une certaine lenteur, qui donne au spectateur du temps pour lui-même… devant cette fenêtre.

LA GUITARE D’ABDOULAYE TRAORÉ

Images d’avant et de pendant le confinement

Abdoulaye Traoré est un guitariste burkinabè dont la virtuosité et la liberté musicale ravissent tous les publics. Il compose avec le chanteur malien Mohamed Diaby le groupe Debademba, deux artistes qui allient leurs hautes qualités musicales sans que l’un fasse de l’ombre à l’autre. A chaque spectacle, il y a un moment où la guitare d’Abdoulaye prend la conduite du concert, électrisant chaque fois le public. Les spectateurs de l’Arlequin se souviennent de la splendide prestation qu’il avait donné dans notre théâtre. Il devait s’y produire avec le Mohamed Diaby, mais celui-ci, au dernier moment, avait été empêché. Qu’à cela ne tienne, le guitariste a fait seul la soirée, emportant le public dans les volutes et les secousses d’un soirée « instrumentale » restée mémorable.

En avant goût, trois minutes d’explosion musicale en public… avant confinement !

Abdoulaye Traoré au festival Musiques métisses d’Angoulême, 2014. Groupe Debademba.

Et ici les trois morceaux enregistrés à Bobodioulasso (Burkina Faso) pour le public du théâtre de l’Arlequin pendant le confinement du printemps 2020.

DANS LA FABRIQUE D’ART

Confins (film) – 20mn dans la vie d’un buissonnier disquaholique (vidéo, musique) – La danse des korèdugaw (diaporama et vidéo) – ‘J (poésie) – Bonjour (graphisme)

« Qu’est-ce que c’est que ce truc-là ? » Qui n’a pas eu un jour cette réaction face à une oeuvre de l’esprit dont il ne connaissait pas les clefs, pour laquelle il n’avait pas de GPS ou qui peut-être était tout simplement un essai raté.

Les femmes et les hommes qui ouvrent des voies nouvelles aux mots et aux formes tombent rarement d’un coup dans la clairière ou le sous-bois recherchés. Ici, nous avons souhaité montrer quelques travaux effectués à partir de concepts « à l’essai », faire entrer le public de l’Arlequin dans le laboratoire, l’inviter à suivre les modulations parfois immédiatement séduisantes, parfois rugueuses de l’imagination créative.

CONFINS

Un film de Tiziana Bertoncini et Isabelle Jelen

La grâce du premier essai, Confins, nous réunit dans l’immédiate dégustation de ce vagabondage poétique entre les mots, les accents et les espaces offerts à la contemplation des confinés.

Suite……

Le second essai proposé dans ce parcours est d’abord plus rugueux : un long plan séquence, dans le format vertical d’un smartphone, où l’on est invité à suivre sans aucun artifice décoratif le regard, disons plutôt l’oeil du confiné oisif. En parallèle, mais sans autre connexion sensible que la coïncidence temporelle, une musique, un « son » comme disent les hip-hopers. Yan Beigbeder, qui nous l’a proposé, est compositeur de musique dite expérimentale. Entre la dramaturgie du son et l’apparente vacuité de l’image, il se passe quelque chose comme ce qu’on ressent quand, lisant la page d’un livre, l’esprit perd le fil que suit l’oeil et s’envole vers d’autres espaces. Vide hanté ? Confinement ? Un conseil, mettez le son suffisamment fort pour qu’il submerge votre espace intérieur et laissez-vous porter par le flux…

20 minutes, environ, dans la vie d’un buissonnier disquaholique et confiné

par Yan Beigbeder

 

Suite……

Aboubacar Samaké est un jeune vidéaste qui vit à Sabalibougou, un des quartiers les plus populaires de Bamako. Il a installé son matériel et son ordinateur dans une de ces minuscules boutiques si caractéristiques de la capitale malienne. C’est là qu’il a construit sa passion professionnelle, glanant les marchés de circonstance, immortalisant les événements familiaux, mariages, baptêmes, anniversaires… Il y a deux semaines, Aboubacar m’envoie ça. Un petit clip dont il a certainement pensé à juste titre qu’il pourrait servir de document promotionnel pour la performance danse/arts plastiques dont il témoigne et qui est au programme de l’EMFEST 2021 (Essonne-Mali Festival). Mais c’est aussi, surtout peut-être, comme un voeu, une communion avec un projet qu’il imagine à sa façon, qu’il ajoute à la chimie de l’aventure. Juste une pincée de poésie, une idée faite image… Bienvenue dans ce recoin du laboratoire…

LA DANSE DES KOREDUGAW

Un film d’Aboubacar Samaké (SAM Prod)

Sculptures d’Ibrahim Bemba Kébé, avec le danseur Modibo Konaté

 

 

Suite……

‘J, le titre de l’ouvrage, est une élision inversée, une apostrophe adoucie par le je, le J. Elidé. Sans suite.  » Qu’est-ce que c’est ce truc là ?  » Sagot Duvauroux, le patronyme de Caroline, qu’elle s’entête à écrire (et à théoriser) sans trait d’union, dit de quelle façon elle rejoint la « famille Arlequin ». Cette poète reconnue explore ici cette élision problématique, exploration qui dit le travail du poème sur nos phrases : visite au coeur d’une expérimentation.

‘J    –  Texte et lecture de Caroline Sagot Duvauroux

 

Et ce bonjour pour se dire au revoir. Comme le coeur évadé de la parenthèse placé en ouverture de cette page, cette évasion-spirale est une image-texte de Gérard Paris-Clavel, infatigable inventeur de signes dont certains sont devenus emblématiques des mouvements populaires. Nom de sa fabrique de sens : Ne pas plier !

 

Details
Start: 11 décembre 2020
End: 15 avril

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