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jeudi

Les nuits kotèba (L’art déconfiné)

30 avril 2020 - 31 mai 2020
  • Cet évènement est passé

LE CONFINEMENT DES PAS N’EMPÊCHERA PAS L’ENVOL DES ESPRITS

Chaque semaine, la « famille Arlequin » est invitée à se retrouver autour d’oeuvres numérisées proposées par des artistes de notre environnement spirituel. Cette programmation  d’un nouveau type nait dans la période de confinement imposée par la pandémie de covid 19. Nous envisageons de la poursuivre après que la sale petite bête aura cessé d’envenimer nos rencontres en vis-à-vis. La page « Ça se discute » de notre site est un moyen d’échanger entre nous autour de ces oeuvres.

Cette programmation est GRATUITE, mais le théâtre de l’Arlequin s’associe à la SOUSCRIPTION de BiBook, l’éditeur numérique malien, entravé par la crise sanitaire dans son action en faveur de l’accès au livre et à la lecture en Afrique. Celles et ceux qui souhaitent y participer peuvent le faire (à partir de 10€) en cliquant sur le logo BiBook.

 

Kotèba, c’est quoi ?

Le kotèba est une forme de satire sociale jouée sur le mode burlesque dans les villages de l’aire bambara (Mali). Une fois par an, les vices de la cité sont mis en spectacle et moqués sur la place publique. Cette forme éprouvée de la liberté d’expression existe toujours dans les campagnes, mais de nombreuses évolutions ont vues le jour depuis les années 1980. Un mouvement de comédiens a alors transposé l’esprit du kotèba dans des spectacles donnés sur scène qui ont joué un rôle reconnu dans la chute de la dictature militaire en 1991. Kotèba thérapeutique, télé-kotèba, publi-kotèba… Cet art très  populaire a été accommodé à toutes les sauces pour le meilleur et… pour le moins meilleur ! Le documentaire Les Nuits Kotéba présente les différents aspects et adaptations de ce mode d’expression.

Pourquoi ce documentaire dans la programmation « L’art déconfiné » de l’Arlequin ?

Le théâtre de l’Arlequin a été confié à l’antenne française d’une compagnie malienne, BlonBa, qui a joué un rôle important dans le renouveau du kotèba. Plusieurs des pièces de la compagnie s’en inspirent et ont été jouées à Morsang-sur-Orge : Bougouniéré invite à dîner, Sud-Nord/Le kotèba des quartiers, Ala tè sunogo (Dieu ne dort pas)… Et aussi parce que Christian Lajoumard, le réalisateur des Nuits kotèba, est un membre de la famille Arlequin. C’est à lui notamment qu’on doit la captation de Bougouniéré invite à dîner, diffusée sur ce site (et toujours consultable) il y a dix jours.

Découvrez les films proposés par Acrobates Films sur sa chaîne VIMEO : https://vimeo.com/channels/acrobatesfilms  et sur son site WEB : Acrobates Films

LES NUITS KOTEBA – (documentaire 52′)

Mise à disposition par Acrobates Films jusqu’au 18 mai 2020

Production  Acrobates Films, en collaboration avec BlonBa et avec la participation de Téléssonne, France Ô et le Centre National du Cinéma et de l’Image Animée (CNC)
Image : Christian Lajoumard – Assistant Mali : Ndji Traoré – Son : Abdou Salam Bäh et Bakari Sangaré “Glass” – Montage : Jean-Robert Thomann – Etalonnage : Arnaud Sentenac – Mixage : Raoul Fruhauf – Traduction Bambara/Français : Dahirou Togo

Celles et ceux qui sont familiers de la vie artistique du Mali seront heureux de retrouver dans ce film une pléiade d’acteurs importants de l’histoire théâtrale de ce pays :  Diarrah Sanogo « Bougouniéré », Alimata Baldé, Nouhoun Cissé, Lassine Coulibaly “King”, Hamadoun Kassogué “Kass”, Souleymane Ouattara, Michel Sangaré, Patrick Le Mauff, Alioune Ifra N’Diaye, Aguibou Dembélé, Philippe Dauchez, Adama Bagayoko, Habib Dembélé, Gaoussou Diawara, Jean-Louis Sagot Duvauroux.

 

Transition avec la diffusion ici, dimanche 3 mai, de Ala tè sunogo (Dieu ne dort pas)

avec Nicolas Roméas et Cassandre/Horschamp

Parmi les comédies inspirées du kotèba et créées par la Cie BlonBa, l’une de celles qui a eu le plus de succès est Ala tè sunogo (Dieu ne dort pas), une satire mordante de la corruption et de l’incurie malheureusement souvent rencontrées dans l’administration malienne. A l’issue d’une représentation donnée au théâtre du Grand-Parquet, à Paris, Nicolas Roméas, le directeur de la revue Cassandre-Horschamp entraine Adama Bagayoko, comédien et Jean-Louis Sagot-Duvauroux, auteur et metteur en scène de la pièce, dans un poétique jardin boisé de Montmartre pour les interroger sur le lien de leur travail avec le kotèba. L’un et l’autre apparaissent dans le documentaire de Christian Lajoumard proposé ci-dessus. Adama Bagayoko est l’animateur du kotèba thérapeutique donné chaque vendredi pour la section psychiatrique de l’hôpital bamakois du Point G. On peut voir ici la vidéo de cette rencontre avant qu’à partir du dimanche  3 mai, la captation d’Ala tè sunogo soit offerte aux amis de l’Arlequin dans le cadre de sa programmation L’art déconfiné.

 

KOTEBA était aussi le titre de la pièce du danseur bukinabè Seydou Boro programmée par l’Arlequin dans le cadre des Rencontres Essonne Danse 2020 et reportée. Quelques images avant sa reprogrammation prévue pour la saison prochaine.

Dénonciation chorégraphique

Du kotèba, Seydou Boro a retenu la force dénonciatrice, l’appel à corriger les vices de la société. Ce sont les violences subies par les femmes qu’il brocarde ici, à travers un corps torturé par l’attrait du mal. L’inceste, le viol, l’abus… Comment dire l’indicible ? Rencontre de l’esprit kotèba et de la danse contemporaine.

 

Toujours visible dans le cadre de la programmation « L’art déconfiné ». Rendez-vous sur la page LA PROGRAMMATION de ce site

Caméléon, film de Tidiani Ndiaye

La guitare d’Abdoulaye, concert depuis sa chambre d’Abdoulaye Traoré

Bougouniéré invite à dîner, théâtre, Cie BlonBa (Mali)

E il piano va, musique classique, depuis un salon de musique confiné de la Drôme

Dans la solitude des champs de coton, le chef d’oeuvre de Koltès entre confinements en Inde et en Belgique

La suite dimanche 3 mai, avec la captation audiovisuelle d’un grand succès de BlonBa inspiré du kotèba : Ala tè sunogo (Dieu ne dort pas)

Le dimanche 3 mai, exercice pratique de kotèba avec la diffusion d’une captation de Ala tè sunogo (Dieu ne dort pas) qui bombarde de rires la corruption et l’incurie souvent rencontrées dans les administrations africaines.

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Details
Start: 30 avril 2020
End: 31 mai 2020
évènement Catégoriejanvier – mai

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